jeudi 5 avril 2007

Education et Développement harmonieux en Afrique

Education et développement harmonieux en Afrique


Aujourd’hui, l’éducation et le développement sont des concepts essentiels et prioritaires dans l’esprit de millions d’africains. Ainsi, des conférences réunissant des experts en éducation ont lieu régulièrement depuis la première conférence qui s’est tenu à Addis-Abeba en 1961. Il est facile d’expliquer pourquoi à l’époque post-coloniale, l’Afrique a considéré l’éducation comme son principal instrument de développement. Du fait de l’intégration de l’Afrique dans le système économique mondial, les répercussions de la colonisation sur le continent ont été surtout d’ordre économique et technologique. Une fois l’indépendance politique acquise, les Etats africains ont eu désormais pour objectif, la parité économique avec le monde industrialisé. Pour réaliser cette parité, il fallait d’abord, en toute logique éduquer la population et former les experts adéquats. Comme l’Afrique a acquis son indépendance politique en grande partie comme l’affirme à juste titre SUTTON, grâce aux efforts d’hommes cultivés (Azikiwé, Senghor, Nyerere, Mboya…) il est compréhensible que l’Afrique cherche à conquérir de la même manière son indépendance économique. (Développement harmonieux = un processus entraînant une amélioration de l’ensemble du système culturel d’une communauté donnée.)

Avant de prendre une décision en matière de politique éducative, il faut pouvoir évaluer les besoins en fonction des réalités économiques ; savoir choisir de manière appropriée entre le primaire, le secondaire et le tertiaire, et équilibrer les matières scientifiques en littérature dans les programmes.

Lorsque les gouvernements africains déterminent leur politique en matière d’éducation, ils doivent s’efforcer de garder un certain recul vis-à-vis du système de valeur occidental qui ne reflète pas les réalités de leur pays.

Les systèmes éducatifs n’ont pas dans leur ensemble, évoluent suffisamment rapidement pour satisfaire aux exigences d’un monde en constante mutation. La technologie des communications a rapproché les pays qui s’ignoraient auparavant et rendu inévitable les échanges. C’est pourquoi un système éducatif ne peut plus être conçu comme un instrument servant seulement des objectifs nationaux. Il doit également tenir compte de la participation nouvelle à la communauté mondiale. Il s’agit de trouver le juste équilibre entre les aspirations nationales et les exigences du marché international.

Il faut planifier l’éducation en fonction des programmes de développement économique, si l’on veut rentabiliser au maximum ces deux secteurs d’activité.

Fr. Aurel da SILVA